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    Le vodou haitien est un syncretisme resultant de la rencontre de trois con-tinents(Afrique,Amerique, Europe) et des differentes populations de ces espa-ces de plusieurs millions de ... Click image to learn more...
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    Les esclaves noirs importes d’Afrique vers les Ameriques, sont naturellement issus des tribus originelles composant le peuple-ment de leur continent de naissance. Ils sont donc Bambara, Foula, Arada ou Arda, Mandingue, Fon, Nago, Iwe, Ibo, Yoruba, d’autres tribus du Congo, Click image to learn more...
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    Le terme esprit ici doit etre compris au sens de la force invisible. C’est d’abord BONDIYE, le demiurge, l’incommensu- rable, l’inconcevable, le plus haut, le plus grand, le plus fort, omnipotent, omniscient, omnipresent. Click image to learn more...
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    Les Dahoméens ont présidé à l’élaboration de la pensée religieuse laquelle participeront tous les esclaves de Saint-Domingue et à l’intérieur de laquelle ils introduiront des éléments propres à leurs cultures. Click image to learn more...
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    Les definitions du mot “FANMI” dans le vodou, sont trop diffuses pour oser en avancer une ici, qui serait veritablement valable. Fanmi trip (famille biologique), fanmi fey (famille religieuse, vodou), fan-mi(famille de Coeur),etc. Il y des loas de meme famille Click image to learn more...
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    les pratiques mystiques sont les memes pour tou-tes les cultures, sous toutes les latitudes. Seules les formes different selon les groupes humains et a l’interieur des sous groupes d’un meme lieu et cul-ture. Click image to learn more...
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    Le vaudou, reconnu depuis la pré genèse, est l’une des plus anciennes religions datée de plus de cinquante quatre millions d’années. Les vaudouisants sont considérés également comme congos, timbous et malimbés. Quand débarqués en Amérique, beaucoup de congos étaient déjà baptisés. Click image to learn more...

Les Saints Catholiques et le Vaudou..

header-lesSaints

Les esclaves noirs importes d’Afrique vers les Ameriques, sont naturellement issus des tribus originelles composant le peuple-ment de leur continent de naissance. Ils sont donc Bambara, Foula, Arada ou Arda, Mandingue, Fon, Nago, Iwe, Ibo, Yoruba, d’autres tribus du Congo, ect. Avec eux sont venues des pratiques religieuses is-sues de leurs contrees, de leur mode d’a-daptation a leur environnement, de leur cul-ture donc. Leurs expressions spirituelles ont au depart fascine les esclavagistes offi-ciellement chretiens,mais en realite paiens.

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Saint Anthony

A mesure que progressait la colonisation, la mainmise du christianisme se fit de plus en plus pressant, notamment a travers le catholicisme dominant, mais aussi les nouvelles eglises de l’ideo-logie chretienne protestante, ainsi que des juifs maranne. Les predications europeennes dans les Ameriques rendirent les blancs craintifs vis a vis des pratiques inconnues don’t ils ne maitrisaient pas les commissures. L’eglise principalement, mais les proprietaires d’esclaves aussi ont participe a la brisure des pratiques africaines dans les colonies. Les sons du tambour assortor se repandant dans la nuit profonde appeurent les populations caucasiennes plus habituées a la musique d’instruments a cordes ou a vent, aux sons plus volatiles, moins ancres dans les tripes, les blancs ont decide de prohiber la diffusion des fetiches, pour imposer l’adoration du divin a travers leurs propres heros: des blancs d’Europe crees a la ressem-blance du vrai Dieu, ayant servis des interets europeens pour la gloire du tres haut. Les pratiques religieuses esclaves ont ete declares non avenues  les rassemblements des esclaves interdits, les recalcitrants sont severe-ment reprimes, Les peines furent parfois sadiques, elles comprenaient la mutilation, la castration, l’ecorchement vif, voire des individus enterres tout vivant..

Un petit nombre d’esclaves s’est sans doute fait negres marrons pour

se soustraire aux nouvelles prohibitions, tandis que le plus grand nombre reste sur place, a l’ombre du maitre, a simplement conglommere catholicis-me et vodou. Les divinites africaines se sont habillees de l’apparence des blancs, hommes ou femmes canonises par l’autorite legale en matiere spiri tuelle dont l’iconographie est diffusee a profusion dans les colonies. L’ima-ge du saint associee a sa legende peut etre galvaudee a travers sa sym-bollique vodou qui en extrait la quintessence, selon ce qu’il a compris dans l’expression de la langue du maitre qu’il apprehende difficilement. C’est ainsi, par exemple, St-Patrick, terreur des serpents de l’Irlande, est devenu dambalah-wedo, divinite creatrice, detentrice de la science et des talents du serpent, dans le vodou,

saint&vodou_picAu depart donc, l’association de la divinite vodou avec le saint catholique, a ete un camouflage. Avec le temps, elle est devenue syncretisme. Les divinites vodou ont pratiquement toutes une iconographie representee par leurs homologues, alter-ego, catholiques aux regards de leur image publi-que. Cependant, passé le stade neophyte, la differenciation se manifeste par le veve ou verver, le sceau de la divinite, qui garde sa representation originnelle, ancestrale, importee directement d’Afrique dont les inities ont garde la memoire qu’ils diffusent et transmettent par experimentation, de-monstration de generation a generation.

De nos jours le divorce est pratiquement consommé, les sceaux divins du vodou sont devenus publics, encourages par des catholiques souhaitant la demarcation de leur culte qu’ils considerent pollue par l’usage de leur ico-nographie dans le vodou,  L’utilisation des saints etant vilipendes par d’au-tres concurrents chretiens, decriee comme pratiques paiennes et superti-tieuses conduisant les convertis en dehors de l’Europe a la perversion, les confortant dans la croyance en des elements specialises d’un pantheon animiste, le saint etant souvent represente par des statues dans les eglises catholiques.

Que le neophyte ne sy meprenne point, le symbolisme c’est de l’imaginai-re, les vodouizan l’ont toujours proclame haut et fort: ”saw pa wer-a pi for pase sa-w wer-a”, adage creole que l’on peut traduire par : “L’invisible est plus fort que le visible”. Le saint catholique qu’on peut voir, est donc infe-rieur au loa qu’il represente, invisible par nature.

LA FORCE DE DISCERNEMENT DES COULEURS

Les loas sont classés en deux groupes principaux: les loas «doux» ou blancs (rite Rada) et les loas «chauds» ou rouges (rite Pétro) qui représentent la force de frappe du vaudou vindicatif et meurtrier. Erzulie Dantor, identifiée à la Déméter-Cérès africaine38 – 41, figure sublime et Reine de la Terre; et Damballah Ouèdo, dieu de la force et de la Connaissance, le Maître du Ciel, sont, sans aucun doute, deux des plus importants loas présidant respectivement à tous phénomènes terrestres et célestes. Selon Milo Marcelin10, Damballah est connu sous plusieurs noms: Damballah «Arc-en-ciel» Ouèdo (loa Rada, Moïse), Damballah LaFlambeau (loa Pétro, Saint Patrick), Pierre Damballah, Damballah Siligwé, Damballah Kato, etc. Il en est de même pour Erzulie qui coiffe plusieurs images de saintes catholiques sous forme de doublets. Le Pape Jean-Paul II, de regrettée mémoire, affichait une extrême dévotion pour la Vierge Noire de Pologne (Notre Dame de Czestochowa), laquelle, paraît-il, l‘accompagnait.
Les écrits ésotériques des anciens auteurs et philosophes haïtiens du Vaudou5-15 rappellent que les loas «doux» dits blancs sont ceux qui observent, commentent et dépêchent. Parmi eux, il y a lieu de citer Damballah Ouèdo (Saint-Moïse), Agoué (Saint-Ulrick), Legba (Saint-Antoine l’Ermite), Erzulie Fréda (Sainte-Rose, Mater Dolorosa, Vierge Miracle ), Maître Kafou ou Maître Carrefour (Saint-Lazare), Loko Atissou (Saint- Joseph ou Saint-Gabriel), Clermesine (Sainte-Claire), Filomise (Sainte-Philomène); tandis qu’on peut, entre autres, compter parmi les loas «chauds» dits rouges la déesse Erzulie Dantor (Notre Dame du Perpétuel Secours, Notre Dame du Mont-Carmel), les Ogou Feraille ou Chango (Saint-Georges), Legba (Saint-Antoine de Padoue), Lenglensou (Jésus ensanglanté), Jean Petro (Saint-Sauveur), Bossou (Saint-Vincent), Jean Dantor (Saint-Jean l’Évangéliste), Badè et consorts. De ces loas précités, certains sont considérés comme des «esprits» de nettoyage ou protecteurs (Legba, Ogou), de traitement ou guérisseur (Damballah, Simbi, Ossangne), de règlements de compte ou négociateurs (Badè, Lenglensou, Marassa); d’autres comme des loas «points» ou initiateurs à différents degrés (Kafou, Aizan).
Comme pour les vèvès9, 11, 22, 42, chaque Esprit ou loa du vaudou a sa propre couleur et son jour d’office10, 25. La Maîtresse Dantor (Notre Dame), dépendant du «degré» et du rite emprunté (Rada ou Pétro), préfère le rouge, le noir ou le bleu royal. Aïda (Ayida) Ouèdo (Immaculée Conception), femme de Damballah, opte pour le bleu du ciel et le blanc; Maîtresse LaSirène (Notre Dame de l’Assomption), le blanc; Damballah, le vert et le blanc; Agoué, le bleu vert; Aizan, le blanc; Zaka Médé, le bleu indigo; Badè, le vert pois; Jean Dantor, le jaune pâle; Simbi, le bleu ciel; Legba, le blanc, le rose, le jaune abricot ou le noir; Baron Samedi, le noir; les Guédé, le violet, le mauve, le blanc et le noir; Loko Atissou, le jaune; la déesse Fréda, le rose pâle, le vert et le blanc; Saint-Jacques Majeur, le bleu marin; Ogou, le rouge; Lenglensou, le vert pois ou le jaune foncé; la Maîtresse Aloumandia ou Alouba (Sainte-Anne), le blanc et le bleu; Grann (Grand-mère) Brigitte (Sainte-Brigitte), épouse de Baron Samedi, le blanc; Ogou Saint-Jean, le blanc, vert ou rouge; Agaou, le rouge et le bleu; Marassa, toutes les couleurs.
Les jours consacrés à ces dieux sont mystiquement le lundi pour les Guédé; le mardi pour la Maîtresse Dantor, le dieu Legba (rite Pétro), et tous ceux qui les accompagnent; le mercredi pour les Ogou; le jeudi pour la Maîtresse Fréda, Aïda et Damballah Ouèdo, ainsi que leurs alliés; le vendredi pour tous les Guédé; le samedi pour toutes les nations et, précisément, pour le Maître des Maîtres, Baron Samedi. Autres possibilités, selon les régions, des jours consacrés: Lundi, Brave Guédé, l’un des plus jeunes des Esprits; mardi, Dantor et Legba (rite Pétro); mercredi, Ogou Feraille; jeudi, jour de justice, Damballah, Fréda, Saint-Jacques Majeur; vendredi, les Guédé; samedi, jour de magie, jour de réunion, de rencontre des vingt et une nations ainsi que des cent et un esprits concernés. Mais tout cela demeure à la discrétion du Hougan ou de la Mambo, et ce, de génération en génération. Il nous incombe néanmoins de noter que ces jours d’opération ou consacrés aux esprits varient, non seulement, dépendamment de l’opérateur, c’est-à-dire du Hougan ou de la Mambo, mais encore en fonction des régions, des départements, et de l’accoutumance des «Habitations» des loas domestiques qui ne se retrouvent nulle part d’autre. Cette même dichotomie existe et persiste quand on fait la relation entre les loas et les images catholiques correspondantes. Car certaines illustrations de loas haïtiens par des chromos de saints catholiques varient également en fonction des zones, des cantons, des us et coutumes locaux. À Port-au-Prince, par exemple, c’est le culte Pétro (Simbi Andeizo, Dantor) qui est à l’honneur. Dans le Nord et le Nord-Ouest d’Haïti, les Guédé ne sont pas tolérés, alors que les loas dénommés Pierre (Pierre Dambara, Pierre Balawe, etc.) y sont vénérés. Les loas Ouangol, Amine et la Reine Congo sont honorés avec ferveur dans le Sud d’Haïti, alors que Danwezo est plutôt connu dans le Nord et surtout dans le Nord-Ouest d’Haïti. De plus, les rituels vaudou utilisés différemment dans plusieurs régions comme à « Nan Souvenance » (rite Rada-Dahomey, département de l’Artibonite), à «Nan Campêche» (département du Nord), à «Nan Soucri» (rite Congo, département de l’Artibonite), à «Nan Badjo» (rite Rada-Dahomey, département de l’Atibonite), démontrent la pluralité des lieux, des hommes et de leurs secrets. Quant à Saint-Jacques Majeur, il est identifié simultanément au loa dénommé Saint-Jacques ou à Ogou Balendjo (La Plaine du Nord, Haiti), et à Ogou Feraille (Arcahaie, Haiti). Les loas Ogou Achade, Legba Nago, Ogou Badagri, Ogou Balendjo, les quatre sont en général identifiés à Saint-Jacques Majeur22. Dans le département de l’Artibonite, l’image de Saint-Jacques représente Ogou Balendjo; Saint-Pierre, Saint-Pierre; Saint-Georges, Ogou Feraille; Saint-Joseph, Ogou Badagri. De ce fait, il y a lieu de se demander si les Ogou des rituels Rada (Ogou Bacouleh, Ogou Balendjo), Pétro (Ogou Chango), Congo (Simbi Ganga, équivalent de Saint-Michel), Nago (Legba Nago), Makaya (Simbi Makaya, équivalent d’Ogou Feraille), sont vraiment différents entre eux, une fois manifestés dans d’autres contrées ou sous d’autres rites?43

GASTRONOMIE DES DIEUX VAUDOU

Contrairement à la croyance petite-bourgeoise, les Esprits (loas du vaudou) mangent et savent consommer. Les loas d’Haïti ou de l’Afrique mangent dans la joie28, 38, contrairement aux saints de l’Église Catholique qui fonctionnent, paraît-il, en silence. Les menus des loas varient en fonction de leurs rangs et attributs.
AGOUÉ (jour: dimanche et tous les jours)
Nourriture: Barque d’aliments. Viande de mouton et d’agneau. Fruits: ananas, orange, poire, prune, datte, mangue, nectarine. Autres : Cigare, thé à la menthe, pâtisserie orientale.
Boisson: Champagne.
Couleur: Bleu vert.
Parfum: Florida, Pompéi.
Ustensiles: Foulard de couleur bleu vert, bougie de couleur similaire.
Pierre précieuse: Or, Rubis.
BARON (jour: samedi ou tous les jours)
Nourriture: Hareng salé, patate douce (à peau violette ou blanche), épis de maïs, maïs moulu, hareng saur, cabri ou chèvre, tasso, plantain boucané, igname, soupe giraumon, bouillon à l’haïtienne et dombreuil.
Boisson: Rhum blanc Bacardi, clairin et piment fort (sept ou vingt et un), Tequila.
Couleur: Noir ou mauve.
Ustensiles: Foulard noir ou mauve, tabac et pipe, cigare, café sans sucre, cigarette.
Pierre précieuse: Onyx noir, Or ou argent, Améthyste.
DAMBALLAH (jour: jeudi)
Nourriture: riz blanc, lait, œuf, pigeon blanc, farine, sirop de miel, gâteau, douce (sucre à la crème) à l’haïtienne.
Morue blanche pimentée sur riz à pois de souche.
Boisson: Vodka, whisky écossais, Bailey’s, sirop d’orgeat.
Couleur: Blanc
Parfum: Florida, Pompéi.
Pierre précieuse: Or, Émeraude (vert).
ERZULIE DANTOR (jour: mardi et samedi)
Nourriture: Riz collé au pois de couleur noire, banane pesée, griot à base de viande de porc, café noir sucré, cigarette (pas de préférence). Fruits: raisin rouge, orange, clémentine.
Boisson: Cinzano, Tia Maria, Grand-Marnier, vin rouge sucré, sirop de grenadine de couleur rouge.
Couleur: Bleu royal ou rouge.
Parfum: Florida, Rêve d’or.
Ustensiles: Foulard de couleur bleu royal, bougie bleue ou rouge, poignard, bouquet de fleurs à rose rouge.
Pierre précieuse: Argent.
FRÉDA (jour: jeudi)
Nourriture: Poisson, poulet, pigeon blanc, plantain mûr, ananas.
Boisson: Sirop d’orgeat, Amaretto, Anisette.
Couleur: Rose, bleu ciel, et blanc (identifiée des fois à Immaculée Conception).
Parfum: Florida, Bien-être (Cap-Haitien), Rêve d’or (Port-au-Prince).
Pierre précieuse: Or, diamant.
GUÉDÉ (jour: samedi)
Nourriture: Mélange à base de pois, de maïs en grain et de viande épicée et salée (Tiaka), hareng boucané, patate douce et plantain boucané, tabac et pipe.
Boisson: clairin, piment fort, cannelle et canne-à-sucre.
Couleur: Noir, blanc, mauve et violet.
JEAN DANTOR (jour: mardi et samedi)
Nourriture: Mille feuilles, gâteau, tartre aux fruits, pâtisserie, assiette de bonbons et friandises, Cola rouge, sirop de grenadine.
Couleur: jaune pâle.
Pierre précieuse: Argent.
LEGBA (jour: mardi)
Nourriture: riz collé au pois noir, poule noire.
Boisson: Clairin et Sirop.
Couleur: noir, blanc.
Pierre précieuse: Pierre noire.
MARASSA (jour: vendredi)
Nourriture : Semoule de couscous (carotte, navet, courge, tomate, chou, pois chiche, raisin sec, mouton, beurre salé, beurre rance aromatisé de thym), cuit au beurre.
OGOU (jour: mercredi et vendredi)
Nourriture: Poisson rose ou rouge (frits ou en sauce tomate), riz collé au pois rouge, plantain et salade (laitue et tomate). Mélange de noix d’acajou, d’amande, de datte et de pistache. Lambi, crevette et fruits de mer.
Boisson: surtout le Rhum Barbancourt (cinq étoiles).
Couleur: Rouge
Parfum: Florida, Opium.
Ustensiles: Foulard rouge, bougie rouge, machette, tabac et pipe, cigare, café noir sucré.
Pierre précieuse: Grenat (rouge).
SIMBI (jour: samedi)
Nourriture: riz collé et viande de poulet.
Boisson: liqueur Saint-Raphaël, alcool fort (rite Pétro).
Couleur: Bleu ciel, blanc (Simbi Dlo, rite Rada); rouge (Simbi Makaya, rite Pétro).
Pierre précieuse: Or, diamant.
ZAKA MÉDÉ (jour: samedi)
Ustensiles: Absinthe, sac, pipe et tabac. Bouteille composée de clairin, anis étoilé, racine de «zodevan». Dans le sac ou «djakout» destiné à Zaka, on doit retrouver: bonbon amidon, pistache, bonbon sirop haïtien, noix de coco (coconut), pain blanc haïtien, une poignée de maïs, de riz et de pois, cassave, pain doux (bobori), surettes, bois de pin, allumette, et quelques sous noirs ou blancs.
Couleur: Bleu indigo.
Pierre précieuse: Rubis, Saphir.
Pourquoi s’entêtait-on, à une époque donnée44, 47, dans une attitude de refus, à vouloir détruire, sacrifier, et même faire disparaître une telle religion aux richesses inexpliquées? Incapable de comprendre les phénomènes et manifestations reliés au Vaudou, l’Étranger contrarié dans ses désirs de conquérant a toujours voté pour sa disparition en prenant soin de l’avilir de prime abord. Pourquoi faut-il toujours associer le Vaudou aux pactes de sang48 ou au monde de la sorcellerie49? Le Vaudou doit-il évoluer50 ou l’est-il? Autant de questions à débattre durant ce nouveau millénaire.
GLOSSAIRE no 2
Aïzan (Ayizan): Esprit de la Terre-Mère. On la célèbre par la fête de l’igname. Mambo dans l’invisible (symbole: le laurier blanc). Identifiée à Sainte-Lucile.
Aïzan, la purificatrice des hounforts, qui précède Papa Loko. Sa couleur est le blanc. Sa nourriture est la bouillie de farine de maïs (ou Akasan), et autres douceurs comme la banane mure, l’ananas, le pigeon blanc et riz blanc.
Asson (ou Açon): C’est le dieu Loko qui donne l’asson.
Bokor: Prêtre de la magie noire ou maléfique.
Chaman: Magicien ou sorcier. Mais tout sorcier ou magicien ne saurait être un chaman.
Selon Mircea Eliade, le chaman est «le spécialiste de l’âme humaine». Il sait «comment la vie se manifeste, où résident les futurs hommes, avant leur incarnation, de quelle manière ils s’incarnent dans le sein de leur mère. Il se place face au mystère de la naissance, peut influer sur elle, choisir les âmes, et faciliter leur introduction dans le monde.»
Condiments: Offrandes destinées à remplir le «djakout» où la «macoute» d’un loa.
Demembre (nan demembre, nan habitation): Lieu ou les membres d’une même famille procèdent aux rituels destinés aux loas domestiques.
Djakout: Sac de paille ou de cisale tressé, chargé de «condiments» selon l’esprit (loa) auquel il est destiné.
Djèvo (guévo): Caveau d’initiation. C’est Ogou qui place l’Initié dans le djèvo.
Foulard: Pièce de tissu utilisée lors des cérémonies d’invocation des esprits. Comme attributs et selon le rite, sa couleur varie. C’est l’équivalent d’un long mouchoir.
De couleur blanche, Damballah; rouge, Ogou Feraille; noire, Baron Criminel; bleu royal, Erzulie Dantor; Rouge, Agaou; Jaune, Legba; Bleu du ciel, Simbi; Rose, Erzulie Fréda; Mauve, Brave Guédé; Bleu vert, Agoué; Bleu indigo, Cousin Zaka Médé.
Hougan «djakout»: Prêtre du vaudou non «assogué».
Hougan «djèg»: Individu dénommé auparavant «confiance-kay» qui, à un moment donné, laisse la maison du hougan pour monter ses propres affaires.
Hougan «tchatcha»: Hougan qui, au terme de son initiation, a reçu le hochet sacré en lieu et place de l’asson.
Kay-loa: Maison ou logent les esprits. C’est le hounfort.
Lakou: Lieu de pèlerinage, de traitement vaudou. Réf : Lakou Grann Guitonn (mère de Dessalines).
Loa: Force naturelle. Esprit (loa) guerrier, buveur d’alcool. Loa paisible, consommateur d’aliments doux.
Ogou Achade, Badagri, Balendjo, Legba Nago, les quatre identifiés à Saint-Jacques Le Majeur, selon les régions. Ogou Batallah, à Saint-Philippe; Ogou Feray (Feraille) et Ogou Chango à Saint Georges.
Damballah, Agoué et Simbi, loas des sources et rivières.
Legba Atibon, Legba Mèt Potay (Maître Portail), Legba Mèt Kafou (Maître Carrefour), Legba Nago, sont identifiés respectivement à Saint-Antoine, Saint Pierre, Saint-Lazare, Saint- Jacques Majeur.
Simbi Dlo (de l’eau), Simbi Boua (Bois), Simbi Andeizo (entre deux eaux), Simbi 3 Kafou (Trois Carrefours), représentent respectivement Saint-Raphaël et les Trois Rois Mages.
Loa d’habitation (ou domestique): Loa (ange ou esprit) que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.
Loko Atissou: Divinité-Hougan, médecin et initiateur (symbole: l’asson), dieu des nouvelles, identifié à Saint-Gabriel. C’est lui qui donne l’asson. C’est un loa guérisseur dont la couleur est le jaune. Bien qu’il soit servi» sous le rite Rada, on lui donne à boire de l’alcool. On lui donne à manger du bœuf.
En ce qui a trait à la couleur de son « mouchoir », tout dépend des régions. On lui attribue tantôt le jaune, tantôt le rouge. Au cours des diverses cérémonies auxquelles nous avons assisté, nous avons vu l’utilisation des deux couleurs. Il semblerait que la couleur utilisée changerait le « point » ou degré sous lequel l’esprit serait invoqué.
Ogou (Nago): Nombreux sont les Ogou : Ogou Cancannican (Nago Pétro), Ogou Bhacouleh (Nago Rada), Ogou Bhathalah (mixte), Ogou Tonnerre (Nago Pétro), Ogou Balisère, Ogou Palama, Ogou Ashadeh, Ogou Fer, Ogou Bha-lin-dyo (Nago mouillé), Ogou Shango (Nago Pétro), Ogou Bha-da-gri, Ossangne, Ogou Yamsan.
Points: Degrés. Coucher «sou point» pour apprendre à travailler, à placer les esprits durant huit à neuf jours.
Prière «djo»: Litanie de prières d’invocation des loas du Panthéon vaudou.
Sang: Le sang contient l’âme, ou du moins une des âmes, et il est nuisible de le répandre. Car «l’âme de toute chair, c’est son sang, qui est en elle.» (La Bible, Le Lévitique, 17, v. 10-14).
Société: Péjorativement, association d’initiés à la magie noire ou maléfique (ex : Zobop, Sans-poils, Grand-Drap, Bizango, Makaya, Makanda, etc.).
Transe: Manifestations conscientes ou inconscientes de l’individu à un moment donné. Elle peut être violente ou non s’il y a refus de l’individu d’être possédé.
Trois: Le chiffre de la Trinité. Les trois femmes d’Égypte: Dantor (Terre et Feu), Fréda (Air), Simbi (Eau).
Vèvè: Écriture symbolique des esprits sous forme de dessin ou motif.
Zaka (Azaka Médé): C’est le cousin Zaka, le paysan. Le dieu de l’agriculture.
En l’honneur de Zaka, nous n’avons jamais vu de «mouchoir» bleu, mais toujours le rouge. Pourtant, sa bougie est bleue. Nous pensons que cela dépend du règlement de chaque «lakou».
Zombi: Individu jugé et condamné à son insu par ses pairs, des gens de sa connaissance. Être «zombifié» est synonyme de la peine de mort. Arrestation de l’âme et de l’esprit de la personne concernée. Profil catatonique.